Welcome on the onWHEELS project website

Driven by the passion of travelling and just graduated from our architecture and management schools, we started a bike world tour on September, 30th. We take the opportunity of this travel to conduct a survey about sustainable architecture by reporting about sustainable projects around the world.

Through this adventure we also support a humanitarian cause, by raising funds for Mekong Plus. This NGO helps the poorest people from the Mekong delta, in a sustainable way.

We will really appreciate your participation and support in this adventure, and we thank you beforehand.



Programme des conférences onWHEELS

06 / 11 – 17H00 >>> LUCA Gent <<<

51 Hoogstraat, 9000 Gent

 

19 / 11 – 08H10 >>> Institut Saint-Joseph <<<

14 rue Félix Hap, 1040 Bruxelles

 

19 / 11 – 18H30 >>> Chalet Robinson <<<

1, Sentier de l’Embarcadère, 1000 Bruxelles
Soirée en partenariat avec Mékong Plus

18:30 Accueil et essais des vélos en bambou, fabriqués par Mékong Plus (première nationale !)
19:30 Introduction de l’ONG Mékong Plus et présentation du Raid à vélo
20:15 Projection photos & exposé de ONWHEELS, 4 jeunes belges de retour de leur tour du monde à vélo
21:00 Bar sandwiches & rencontres

 

 

 

 

Inscription : claire.thibaut@mekongplus.org ou +32 (0)495 27 19 55

 

28 / 11 – 18H15 >>> LOCI Bruxelles <<<

47, Rue Wafelaerts, 1060 Bruxelles

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La boucle est bouclée (texte à paraître dans le magazine Rotary de novembre 2013)

Pour trois jeunes Bruxellois, ce 29 septembre 2013 fut la conclusion de 365 jours d’aventure à vélo. Sous les arcades du Cinquantenaire, leurs parents et amis s’étaient réunis pour les accueillir en fanfare, exactement un an après leur départ. Ayant revêtu leur t-shirt Rotary, ils se sont élancés fébrilement pour les derniers coups de pédale et enfin, la ligne d’arrivée franchie avec plus de 20.000 kilomètres au compteur, ils furent de retour chez eux. Embrassades, félicitations, remerciements et surtout, surtout, la fin des angoisses parentales : « C’est fini, et ils vont bien ».

Sponsorisé par le Rotary Club de Rhode-Saint-Genèse, ce périple sportif les a poussés à se dépasser, d’abord pour aider l’association humanitaire « Mékong Plus » puis pour enquêter sur l’architecture durable dans le monde. Sur les 4 membres du groupe baptisé « onWHEELS », 3 ont en effet terminé des études d’architecture à Bruxelles et à Gent. Dès lors, ils voulaient profiter de ce voyage unique pour prolonger leur formation en s’intéressant aux solutions constructives innovantes ou traditionnelles à l’étranger. De plus, par le biais d’articles publiés sur leur site internet qui mettent en avant des techniques et des projets d’architecture durable (pensée pour améliorer le cadre de vie tout en réduisant l’impact environnemental de la construction), ils espèrent que certaines de ces idées étrangères puissent être une source d’inspiration pour d’autres architectes en Belgique.
Leur périple pourrait se résumer ainsi : 4 continents et 27 pays traversés ; 20.674 km à vélo ; 98 crevaisons ; 11.000 euro récoltés ; 30 architectes et constructeurs rencontrés… Pourtant, derrière ces nombres se cache une aventure humaine riche d’apprentissages et de découvertes qu’il est difficile de cantonner à quelques chiffres.

Se faire de nouvelles habitudes

Il y a un an donc, ils ont lancé leur bicyclette chargée vers l’Ouest, un cap qu’ils n’ont plus quitté jusqu’à l’arrivée il y a quelques jours. Etonnamment, tous n’étaient pas de grands adeptes du vélo au départ. Julien n’avait par exemple jamais roulé plus de 40 km en une journée avant cette aventure. Sous la pluie d’octobre, les premières semaines de la partie Bruxelles-Lisbonne ont donc fait office de « test » grandeur nature. D’une part, il s’agissait de s’accoutumer aux réflexes d’une vie nomade : trouver un endroit où planter la tente chaque soir, cuir le porridge le matin, chercher son chemin (sans GPS), se ravitailler en cours de route, etc. Au quotidien, ils écrivaient le compte-rendu de la journée dans un carnet de voyage pour ensuite relater leurs aventures sur le net, habitude qui perdurera jusqu’au dernier jour. D’autre part, il fallait voir comment les jambes s’adapteraient à un rythme sportif d’environ 80 kilomètres par jour avec un vélo cadre acier (18kg) chargé de quelques 25 kg de matériel. Près de 40 kg une fois les gourdes remplies, ça pèse dans les montées !  « Nous roulions en Europe avec le reste du voyage en tête, explique Loïc, l’idée était d’y aller crescendo, d’entraîner notre corps pour la traverser des Andes en traversant les Asturies en Espagne ». Environ deux mois plus tard, après la traversée du Brésil en passant par Rio, Brasilia, Campo Grande et la région du Pantanal, les cyclistes attaquaient l’ascension de la plus haute chaîne de montagne d’Amérique. Trois jours dans un désert de sel, la traversée d’une des régions les plus arides au monde et un col à près de 5.000 m d’altitude mirent les corps à rude épreuve au moment des fêtes de fin d’année. En janvier, pour raisons professionnelles, Christophe est rentré en Belgique. C’est donc à deux que Loïc et Julien ont rallié l’Australie et la Nouvelle-Zélande en avion depuis Santiago du Chili, les vélos démontés et empaquetés dans des boîtes en carton. C’est là-bas, par 174° de longitude Est et 46° de latitude Sud, qu’ils furent le plus loin de chez eux, presque exactement de l’autre côté de la Terre par rapport à Bruxelles !

A la rencontre de Mékong Plus

Début mars, l’aventure a pris un nouveau tournant lorsque Frédéric a rejoint le groupe en Asie du Sud-Est. D’abord à Ho Chi Minh ville puis à Long My dans le Sud du Vietnam, les cyclistes ont suivi les acteurs de l’O.N.G. « Mékong Plus » sur place. Durant 4 jours, une équipe leur a fait rencontrer les familles aidées, visiter les villages et les écoles et leur a présenter le fonctionnement de l’association et les futurs projets. Temps fort du périple, ces quelques jours furent un moment de partage et de convivialité avec des gens dans des situations souvent très difficiles. Les séquelles de la guerre, l’absence d’éducation ou de soins de santé, le manque d’infrastructures sont quelques uns des fléaux contre lesquels luttent au quotidien « Mékong Plus » dans une région d’une pauvreté extrême. Essentiellement par l’octroi de micro-crédit et la création d’entreprises locales, l’association permet aux familles de sortir d’elles-mêmes de la grande pauvreté. Un esprit d’aide participative et durable dont bénéficie chaque année près de 170.000 personnes au Vietnam et au Cambodge.

Mu Jun et l’architecture de terre en Chine

Après la traversée du Cambodge (Phnom Penh, les ruines d’Angkor), du Laos (la région des 4.000 îles, Vientiane, la cordillère annamitique) et un crochet par Hanoi (où ils présentèrent leur aventure à l’Ambassade de Belgique), les trois amis sont entrés en Chine où ils sont restés deux mois et demi. C’est là qu’ils ont rencontré l’architecte chinois Mu Jun, professeur à l’université d’architecture de Xi’an. Cet enseignant leur a présenté ses travaux et ses réalisations sur la réadaptation d’une méthode de construction traditionnelle : la terre compressée. Deux semaines durant, ils ont suivi l’enseignant qui se bat pour remettre à jour cette technique architecturale ancestrale dans une Chine qui ne jure aujourd’hui que par le béton. L’enjeu est de proposer une solution économiquement viable pour offrir aux villageois des habitations peu chères, confortables, écologiques et durables dans le temps. De leur côté, les cyclistes ont pu donner une conférence à l’université de Xi’an pour présenter leur aventure à des étudiants chinois qui n’ont pas l’habitude de voir l’architecture différemment ! Un véritable échange, qui, on l’espère, pourrait même aboutir à la création d’un pont universitaire entre Xi’an et Gent !

To be continued…

Quittant Xi’an, l’itinéraire les a emmenés à travers le Taklamakan puis en Asie centrale en suivant la route de la soie puis la mer Caspienne, traversée en ferry-cargo, avant de déboucher à Istanbul et aux portes de l’Europe. Enfin, la dernière « ligne droite » en longeant le Danube jusqu’en Allemagne où il régnait déjà un parfum de comme chez soi. D’un tel périple, il est évidemment difficile de détailler tous les aspects (nous venons de résumer 8.000 km en 2 phrases). Dès lors, pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à consulter les sites www.onwheelsproject.be et www.mekongplus.org. Dans les prochaines semaines, « onwheels » présentera un cycle de conférences dont les dates paraîtront sur leur site. Merci à tous pour votre soutien et à très bientôt.

J.B.

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Georgia

Het is reeds 23u45 wanneer we de azerbadjaanse – georgische grens bereiken, niets te laat, onze visums verstrijken binnen 16 minuten. Het is opgelucht dat we omstreeks 1u in de ochtend onze eerste georgische kilometers afmalen. Niet veel later zetten we onze tent op in een mollige gras van een vreedzame wei, het georgisch avontuur kan beginnen !

Georgie is een erg orthodox land, de kerken en de religieuze afbeeldingen her en der staan in schril contrast met de moslimcultuur die we de laatste maanden van naderbij hebben kunnen leren kennen. Onmiddellijk voelen we ons hier goed, het landschap mag er zijn, de wegen verkeren in goede staat en de mensen zijn uitermate gastvrij.

Drie dagen scheiden ons nog van Tblisi de hoofstad en eveneens onze eindbestemming in Georgie, van daaruit gaat het dan per bus naar Istanbul. Op onze weg treffen we hier verschillende wielertouristen hoodzakelijk afkomstig uit Polen, het is altijd aangenaam om wielergenoten tegen te komen en interessante informatie te delen, een link naar de meest boeinde verhalen die we zijn tegengekomen kan je op onze website terugvinden.

Na 300 kilometer komen we dus aan in Tblisi, een kleine maar fijne hoofstad. Hier overnachten we in een goedkope doch charmante herberg, de slaapzaal delen we met zo’n 30 lotgenoten, een leuke ervaring. In de hoofdstad houden we ons voornamelijk bezig met het onderhoud van onze website en met dat van ons, de laatste week was zwaar, de rustperiode is uiterst deugdzaam. De eerste dag bezoeken we een aantal bezienswaardigheden zoals het middeleeuws fort en de nieuw gebouwde cathedraal, daarna slenteren we wat rond in de fraaie binnenstad. We aarzelen niet om vroeg te gaan slapen. S’anderendaags staat een bezoek aan een uit de rost uitgehouwd klooster van de 5de eeuw n.c., dit klooster kent een lange en woelige geschiedenis, onwheels weet zo’n bezoek wel te smaken.

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Eindigen doen we ons bezoek van de georgische hoofstad in de nachtbus, deze zal ons en de fietsen naar Istanbul rijden. Meer hierover lees je binnenkort op onze website!

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Une nuit dans le wagon-cargo

« Le bateau part demain
à 12h00.  Apparemment
ça fait 12 jour que tout
le monde l’attend.  Faut
pas le rater, grouillez
vous ! A+ les mecs.

Sender :
Jul’ Bert

 


On le présentait déjà, vu notre rythme des derniers jours dans le désert, nous allons devoir prendre le train Beyneu-Aktau et atteindre la mer Caspienne.  Nous allons donc directement à la gare pour booker la navette de 22H15.
Au guichet, toutes les places sont vendues.  Revenez demain…
Impossible pour nous.  Il reste trois jours sur le visa, et notre seule chance de sortie c’est ce bateau qui arrive une fois de temps en temps pour dire bonjour.  On décide d’aller voir au poste de police ferroviaire.  Expliquant par de nombreux sketch la situation, les premières réactions sont comme prévue : ‘on peut rien y faire…’  Mais en creusant un peu, le policier nous dit, sans vraiment nous le dire, qu’il y a moyen de s’arranger directement avec le contrôleur quand le train arrivera…
Nous attendons le train dans un motel où l’aubergiste, qui vient de terminer de construire son affaire, nous offre une douche et un bon repas.  Nous avons même le droit de gouter au lait de chamelle ! (comparable au lait de jument kirghize)
En sortant, des routiers russes nous invitent dans le salon aménagé dans la remorque pour se faire quelques shots de vodka.  MAIS pas trop !! Nous dit l’aubergiste en bon père de famille.  Car dans une heure je viens avec vous à la gare.
Sur le quai, les contrôleurs refusent de nous ‘vendre’ un place… Bizarre, Julien nous avait pourtant confirmé qu’avec un bakchich ça marcherait.  L’aubergiste se renseigne un peu, et on a l’impression que ce sont les vélos qui bloquent.  Devant le wagon-cargo, nous trouvons moyen de marchander.
Le responsable regarde vite fait à gauche, à droite, et accepte de nous embarquer pour deux trois sous.  On se dépêche, il ne faut pas que l’embarquement soit trop visible.  Nous rejoignons les autres clandestins entre les boites de micro-ondes et les énormes sacs de thé.
Le trajet dure 9h, et on nous demandera de nous planquer du début et à la fin, durant les déchargements des arrêts secondaires.  Parmi les caisses on a pu coucher un matelas double cellophané.  Rien de tel pour passer la nuit.  Même si au milieu de celle-ci, le gras responsable viendra aussi s’y aller… à côté de Loïc.

 

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Kizil Koum – vent, dromadaires et routiers

Dans les oreilles, ça siffle. Nous sommes montés sur le plateau désertique à 100 km de Nukus. Vers l’horizon, les nuages rayent le paysage d’une lumière forte qui avance doucement vers nous, rythmée par un vent qui nous fait face. Il nous fouette les cheveux et il ne bougera pas son cap durant les quatre prochains jours. Super ! Tout nos mouvement sont amortis et nous peinons a atteindre les 15-16 km/h. La route est bien droite, et nous croisons beaucoup de voyageurs motorisés qui font le même itinéraire que nous en sens inverse.
Nous arrivons à la première ville un peu perdue du Kizil Koum. Nous y sommes accueillis par une bande de gosses « gavroches » sur le bord de la route, qui tentent de vendre de l’eau et du soda aux camionneurs. Ceux-ci, après nous avoir courus après, tentent de chaparder tout ce qui dépasse de nos fontes. Loïc devra même pourchasser en vélo un des viles coquins, qui lui aussi a sa bécane, pour récupérer son bâton-pied-de-vélo. Nous entrons dans la ville vachement glauque, qui consiste en quelques barres d’appartements bétonnées, et qui vivote autour d’une ‘chemical plant’ géré par des ingénieurs philippins… On fait le plein d’eau et de nourriture dans le seul shop du lieu pour s’enfoncer au plus vite dans le désert de Kizil Koum.Selon le patois local, kizil koum veut dire ” l’endroit d’où on ne revient pas”.

Un matin en ouvrant la tente j’aperçois quelques dromadaires éloignés. Je me lève, je me retourne, et c’est toute une famille qui est autour de nous. Ces braves compagnons du matin, n’ont pas l’air de comprendre plus que moi ce qu’on fait là ! Ils n’attendront pas qu’on commence à cuire le traditionnel porridge pour s’en aller mollement.

 

 

 

Plus tard, assis sur la route, toujours face au vent, nous voyons un camions qui s’arrête et qui nous propose d’embarquer nos vélos dans leur remorque vide pour les derniers kils jusqu’à la frontière. L’ancien champion de hockey sur glace pour l’URRS nous déposera au resto route pour éviter de se faire contrôler par la police. Nous roulons encore un peu pour se faire ‘stamper’ notre passeport. Les routiers nous disent que c’est trop dangereux de dormir dans le désert, que ce sera bien plus marrant de faire la route (en trais mauvais état) du haut de leur cabine. Après avoir beaucoup rigolé, on décide tout de même de profiter de notre dernière nuit étoilée.

 

Le lendemain il nous reste une journée de vélo pour atteindre Beyneu. La route est en effet en très mauvaise état et il commence même à pleuvoir un peu ! Le terrain devient de plus aléatoire et le sable gluant vient se coincer entre la roue et le garde boue. Tout ça sèche bien vite, mais voilà qu’à trente kilomètres de la ville une salle bosse aura raison d’une des pauvres fontes de Loïc. Le clips est cassé… Comme par magie, un pick-up blanc débarque de nulle part et s’arrête pour nous offrir des shots de vodka et du saucisson pour ensuite exiger de nous dépanner jusqu’à Beyneu.
La route bumpy nous fera un peu sauter à l’arrière mais nous arriverons comme prévu à destination.

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